Portraits
Découvrez les profils de celles et ceux qui ont imaginé un Bruxelles alternatif avec nous, ainsi que nos partenaires.
NOS ACTEURICES
Doriane chouapi
Doriane est une étudiante en sciences politiques à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et ancienne présidente de Binabi.
Avant d’arriver en Belgique en 2021 pour ses études supérieures, elle a grandi au Cameroun et au Bénin. Ce parcours a profondément influencé son regard sur les questions de racisme et de colonialisme.
Elle explique notamment ne pas avoir grandi dans le même rapport aux discriminations que celui qu’elle a découvert en arrivant en Belgique.
Découvrez la décolonisation de la statue de Léopold II, vue par Doriane
À son arrivée à Bruxelles, elle cherche rapidement une communauté dans laquelle retrouver une forme de repère et de solidarité. C’est dans ce contexte qu’elle rejoint Binabi, le cercle afrodescendant de l’ULB.
Pour Doriane, ces structures sont essentielles, notamment parce que les étudiant·es afrodescendant·es rencontrent souvent des difficultés d’intégration dans les espaces universitaires belges.
Comprendre le fonctionnement de l’université, accéder à du mentorat ou simplement trouver sa place au sein du campus peut représenter un véritable obstacle.
Aliou Baldé
Thierno Aliou Baldé est un militant au sein du Collectif Mémoire Coloniale et Lutte contre les Discriminations (CMCLD), qu’il a rejoint un an après sa création en 2012. Le collectif porte de multiples requêtes institutionnelles.
Parmi ces revendications, on retrouve les représentations de la colonisation dans l’espace public, la restitution du patrimoine et des restes humains des peuples colonisés et l’enseignement obligatoire de l’histoire coloniale.
Le collectif agit sur de nombreux aspects pour atteindre ses objectifs. La lutte contre le racisme structurel est particulièrement difficile mais cela n’a pas empêché le CMCLD de voir quelques remaniements politiques qui lui ont été favorables.
Dans ce contexte, le travail d’Aliou se concentre principalement sur l’espace public. Il guide de nombreuses visites décoloniales en Belgique. Aujourd’hui, le collectif compte près d’une vingtaine de parcours.
Découvrez la décolonisation du palais royal, vue par Aliou
Agnès Lalau
Agnès Lalau est une artiste métisse belgo-congolaise qui a passé dix ans de son enfance au Burundi et s’est installée en Belgique à l’âge de 13 ans. Cette arrivée est marquée par un véritable choc culturel qui déclenche chez elle une première prise de conscience du racisme. Sa réflexion continuera de s’affiner par étapes successives à l’âge adulte.
À travers ses œuvres, Agnès explore les questions de mémoire, de transmission culturelle et de décolonisation, avec un focus particulier sur le féminisme et la place accordée aux femmes noires dans notre société.
En parallèle de son activité artistique, elle travaille au sein d’une association. Elle y donne des cours de français et de citoyenneté à des personnes migrantes. Ce travail fait écho à ses propres questionnements personnels, car il lui permet d’accompagner les autres autour de thématiques fortes telles que l’identité, l’exil, la migration et la complexité des parcours d’accueil.
Découvrez la décolonisation du palais royal, vue par Agnès
Nos partenaires
Collectif Mémoire Coloniale et Lutte contre les Discriminations (cmcld)
Le CMCLD est un mouvement qui sensibilise le public à l’histoire coloniale et aux enjeux de la décolonisation.
À travers l’éducation, l’information et des actions citoyennes, le collectif lutte contre les préjugés, le racisme et les discriminations hérités du passé colonial.
Il revendique également une meilleure reconnaissance de l’histoire de l’Afrique, la décolonisation de l’espace public ainsi qu’un enseignement plus inclusif dans les écoles et universités.
Binabi
Binabi est le cercle afrodescendant de l’ULB. Créé en 1979 sous le nom de Cercle des Étudiants Zaïrois, il a évolué au fil du temps pour devenir, en 2013, Biso na Bino, une expression en lingala signifiant « vous et nous », ou plus largement « tous ensemble ». Aujourd’hui, Binabi rassemble principalement des étudiant·es afrodescendant·es, tout en restant ouvert à toute personne intéressée par les questions de culture, de mémoire, de discrimination et de justice sociale.
À travers des conférences, ateliers, projections-débats, concours d’éloquence et podcasts, le cercle œuvre à la valorisation des cultures afrodescendantes, à la lutte contre les discriminations et au renforcement de l’entraide étudiante. Binabi collabore notamment avec des associations comme le CMCLD, le Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles féminines (GAMS) et la Fondation Kalifa ASBL.